Le régime syrien exclut tous les Syriens à l'étranger de leur droit de se présenter aux élections

L'élection présidentielle en Syrie se tiendra le 26 mai, a annoncé le Parlement du pays, un scrutin à l'issue duquel le président Bashar al Assad devrait obtenir un troisième mandat.


La famille du président Assad et son parti Baas dirigent le pays depuis plus de cinq décennies d'une main de fer avec l'aide des puissants services de sécurité syriens et de l’armée.


Le pouvoir ne tolère aucune voix discordante. En 2011, la répression sanglante de manifestations pro-démocratie par l'appareil de sécurité de Bashar al Assad avait plongé la Syrie dans une guerre civile dévastatrice.


Selon les règles du scrutin, les candidats désirant se présenter doivent avoir vécu sur le sol syrien pendant les dix dernières années, ce qui dans les faits interdit la candidature des principales figures d'opposition qui vivent en exil.



Parmi ces candidats, Mohamad Izzat Khatab le chef du parti Syrie pour tous, basé à Paris, qui jouit d'une grande popularité en Syrie et entretient de larges relations internationales avec les décideurs des grandes capitales du monde.


Monsieur Khatab, qui porte un ambitieux plan économique et politique pour arrêter la guerre en Syrie et reconstruire ce que la guerre a détruit, a soumis sa candidature pour se présenter aux élections présidentielles en Syrie par l'intermédiaire d'une équipe d'avocats à Damas.


Mais la Cour suprême constitutionnelle, qui supervise la réception des demandes, a refusé sa demande verbalement,Il a également refusé de remettre à ses avocats un refus écrit, ce qui est considéré comme une violation majeure des lois.


Le Centre européen pour la paix et la résolution des conflits condamne la confiscation du droit des Syriens à l'étranger de se présenter aux élections en Syrie.

Des élections présidentielles libres et équitables en Syrie ne sont pas possibles malheureusement tant que la répression du régime d'Assad se poursuit.


L’objectif des élections n’est pas de demander l’avis du peuple, mais de maintenir l’ordre qui prévaut, en montrant que le régime Assad peut mobiliser des millions de personnes pour un scrutin qui n’est, en pratique, qu’une cérémonie de loyauté.


Communiqué de Presse


Céline Béguin

European Center for Peace and Conflict Resolution /

Centre Européen pour la Paix et la Résolution de Conflits


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